Un peu d'histoire

par Renaud

Avant de devenir une marque, 3615 code Renaud fut d’abord une tocade de chineur et de bricoleur. Née en 2010, elle s’est forgée peu à peu au gré de prototypes faits d’objets glanés, d’idées ingénieuses et d’une solide culture de l’art contemporain et du design. Son nom indique déjà son positionnement : clin d'œil au Minitel, fleuron de la télématique française, 3615 code Renaud se veut rétrofuturiste et projette dans son mobilier, ses luminaires ou ses horloges une vision de l’avenir teintée de références au passé. Ses inspirations sont à chercher dans l’intervalle qui sépare “les années 1968” de l’avènement d’Internet. Héritière tout à la fois de l’art optique, des jeux vidéos, du steam punk ou de Mark Held, la marque en insuffle les formes et l’esthétique dans des créations originales et jamais nostalgiques, où domine l’art de la juxtaposition. Le design de 3615 code Renaud procède ainsi d’un assemblage : il mixe les matériaux (bois, métal, électronique, vinyl, etc.) et les objets les plus divers (bouteilles de gaz, tuyaux de plomberies, globes de mariée, etc.) grâce à un large éventail de techniques et d’outils. Ses procédés de fabrication sont à l’image des objets créés : éclectiques et originaux, souvent insolites. Les prototypes et petites séries de la marque sont en grande partie façonnés sur une vingtaine de machines du XIXe et du début du XXe siècle détournées de leur usage premier, et qui donnent à l’atelier de production des allures de petit musée. Mais leur création mobilise aussi les technologies les plus contemporaines, de l’impression 3D à la découpe laser. Cet art de brouiller les frontières en mêlant les styles et les époques signe précisément la contemporanéité de 3615 code Renaud : éclectique, écolo et collaborative, elle épouse les attentes d’une époque lassée de la production de masse, et qui cherche dans le réemploi et l’exigence artisanale un supplément d’âme. 

 

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